CAA Paris, 30 janvier 2026, n°24PA04236, 24PA04614, 25PA00741, 25PA03257 et 25PA04152

Par 5 arrêts rendus le 30 janvier 2026, la Cour administrative d’appel de Paris, en sa formation plénière, a énoncé les critères que le juge considère pour examiner les recours contre les refus d’admission exceptionnelle au séjour, en application des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers.

Il sera tenu compte notamment  :

  • de la durée et des conditions du séjour,
  • de l’ancienneté et la stabilité de l’insertion professionnelle,
  • du niveau de rémunération,
  • de la qualification,
  • de l’expérience et des diplômes,
  • de savoir si l’emploi occupé est caractérisé par des difficultés de recrutement,
  • de l’implication de l’employeur dans les démarches de régularisation,
  • du respect des obligations fiscales,
  • du respect de l’ordre public
  • et des éléments d’insertion dans la société française.

La menace à l’ordre public et les manœuvres frauduleuses pourront être retenues pour refuser l’admission au séjour.

La Cour précise que l’article L. 435-4 (métiers en tension) n’institue pas un droit au séjour.

Au final, les critères ainsi fixés sont très restrictifs.

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